Historique
Faits historiques qui agrémentent le Festival La Grande Descente de la Gatineau
Grassouillet - La rivière Gatineau - Wakefield - Cantley
Idée initiale du Festival
Au milieu de l’été 2006, la famille Lacroix-Rouleau habite à 5 minutes de marche d’une plage inconnue aux abords de la rivière Gatineau à Cantley, plus précisément à coté du Parc Mary Anne Phillips. Des semaines durant, nous nous y rendons pour une baignade, y lire, y faire des châteaux de sable et y retirer des pitounes[1], vieilles des décennies passées pour rendre la baignade encore plus sécuritaire.
Lors d’une magnifique journée d’été, nous rencontrons une famille….suite aux présentations et aux conversations d’usage, Guy (c’est moi qui vous raconte cette histoire, époux de Michelle Lacroix et père de Véronique, Amélie, Gabriel) demande au couple : « Jusqu’où pouvons-nous monter la rivière? » Le père répond : « Jusqu’à Wakefield! » Surpris, je demande : « Est-ce qu’il y a des rapides et quelle est la distance? » Il me répond gentiment : « En canot ça prend environ 3 à 4 heures et la rivière est douce comme un lac. » Inconsciemment, c’était le début d’une très grande aventure…
Les jours passent et lors d’une autre excursion à la plage je partage à la famille cette vision d’une descente de la rivière en famille et entres amis, créer-provoquer une occasion pour passer du temps de qualité ensemble dans un décor enchanteur. Tous trouvent l’idée bonne, je la partage avec parents et amis, même réaction, je partage l’idée avec les municipalités de Cantley et La Pêche, même enthousiasme. Le 21 janvier nous tenons la première réunion de planification avec une douzaine de participants. Il y a de l’électricité dans l’air, des dizaines d’idées sont mises sur le tableau, le festival est né!
À vous leaders dans l’ombre, exprimez vos idées et vos rêves, ils deviendront réalité dans l’écoute de ceux qui les entendront. Idées et rêves demeureront ainsi à moins que vous ne les exprimiez. Intégrité, respect et innovation, tels sont les principes par lesquels je vis quotidiennement. Quels sont les vôtres? N’oubliez pas une bonne dose de persévérance avec ça!
Un gros merci à tous ceux et celles qui contribuent à ce festival, sans eux, je n’aurais pu écrire ces quelques lignes et faire de ce rêve une réalité!
Guy Rouleau
Président fondateur
Festival la Grande Descente de la Gatineau, 1ère édition
[1] Pitounes : morceaux d’arbres brut ébranché coupé en longueur de 4 pieds (1,22 m) que l’on mettait à la rivière pour son transport jusqu’aux usines de Gatineau, Hull et Ottawa.
Grassouillet
D’où viens donc ce joli canard à la mine joviale? C’est un petit canard en peluche d’à peine 10 cm qui a été donné à Gabriel Rouleau (fils du Président et fondateur, M. Guy Rouleau) lors d’une vente de garage en 2003. La dame qui le vendait a dû tomber sous le charme de ce garçon de 4 ans qui le voulait. Gabriel l’a baptisé ainsi, c’est tout!
Étant à la recherche d’un logo après une réunion du comité organisateur, l’idée que Grassouillet deviendrait notre logo et mascotte future a été acceptée à l’unanimité. Notre graphiste Nathalie Blanchard l’a donc personnifié tel que vous le voyez maintenant, super de beau travail Nat!
Venez faire la connaissance de Grassouillet au site officiel du Festival, Gabriel vous le présentera avec plaisir.
La rivière Gatineau
Nous connaissons tous Samuel de Champlain le grand explorateur et fondateur de la ville de Québec. Mais saviez-vous que Champlain fut le premier à découvrir l’existence de la rivière Gatineau? Cependant, au moment de la découverte, Champlain ne lui donna aucun nom.
Plusieurs coureurs des bois et explorateurs des XVII et XVIII siècles y longèrent les rives, mais aucun n'en mentionnait le nom. Est-ce que la rivière Gatineau est restée sans nom pour plus de deux siècles? On croit que non, puisque ce coin de pays était habité par la nation Algonquine, qui la nommait Madôbadzouk, (la rivière ride), Nàgàtinong et Agatinung. Certains croient que le nom Gatineau en serait un dérivé. Cette hypothèse est basée sur les différentes prononciations dont celle de Gatineau.
Mais il existe une autre hypothèse, celle de Nicolas Gatineau, un soldat français habitant en Nouvelle-France. Celui-ci se serait noyé dans la rivière. Laquelle de ces deux hypothèses est à l’origine du nom? Personne ne le sait. Le débat est toujours ouvert…
Au début du 19e siècle, c’est le début de la drave sur la Gatineau. La pratique de cette méthode vient favoriser le transport de centaines de milliers de billots, qui sont restés dans la rivière près de deux cents ans.
Wakefield
Le village de Wakefield a été fondé en 1830 par des immigrants Irlandais, Écossais et Anglais. Il porte le même nom qu'à West Yorkshire en Angleterre.
En 1838, William Fairbain commence la construction d’un moulin qui servira à faire de la farine avec le blé local pour les fermiers et les familles de la région. M. Fairbain a vendu le moulin quelques années plus tard à James Maclaren. Ce dernier l’agrandira en y ajoutant le moulin à scie, le moulin de traite de fourrures, et un magasin général.
Le bâtiment a été détruit par le feu en 1910. L’année suivante, James MacLaren a reconstruit le moulin mais a discontinué les opérations du moulin de traite de fourrures. Le moulin MacLaren continue ces opérations jusqu’en 1939. Ensuite, de 1939-1980, le moulin a été exploité comme un moulin à broyer. Le moulin produit des viandes pour nourrir les familles locales. Par la suite, il servira de musée créé par la société historique de Gatineau. L’année 2000 apporte beaucoup de changements. Le moulin devient une auberge/Spa/Centre de conférence. Le cimetière MacLaren est un cimetière de pionniers. Mais le plus important, c’est le lieu où l’ex-premier ministre Lester B. Pearson fut enterré.
Le pont couvert original de 1915 a été détruit par le feu en 1984. Le pont est l’un des premiers à relier les deux rives de la rivière Gatineau.
L’année 2007 marque le centenaire de la locomotive 909 (le petit train à vapeur). Celui-ci est le dernier train à vapeur en circulation au pays et nous parvient de l’Europe. La locomotive 909, la 9ième de la série 900, fut construite par la Statens Jänvägras. Durant la guerre froide, la locomotive à vapeur 909, à côté de plusieurs autres locomotives fonctionnelles, a été entreposée par le gouvernement de la Suède. Le gouvernement de cette époque craignait une attaque qui pourrait détruire ce réseau plus moderne, soit celui du réseau électrique. Ceci aurait empêché le transport de plusieurs troupes militaires en Suède. La 909 a été rangée dans une grange jusqu’en 1988. Afin de bien la préserver, on la couvrit d’un plastique pour ainsi la protéger contre l’humidité.
La traversée de la 909, de la Suède jusqu’au Canada, fut mouvementée. Une tempête a fait craindre le pire à l’équipage et à son capitaine. Les vagues ont secoué le bateau à un tel point que ceux-ci pensaient perdre les wagons ; les 9 wagons avaient été entreposés sur le pont et la locomotive fut rangée dans la cale.
Cantley
La ville de Cantley a été fondée par des immigrants d’origine Écossaise ou Anglaise vers 1830. Au début, elle portait le nom de “Hamilton Neighbourhood”, en l’honneur de la famille Hamilton. Bien qu’il existe une controverse au sujet de l’origine du nom Cantley, tous sont d’accord sur le fait que le premier bureau de poste (construit en 1857) est la source de ce nom. Selon certaines sources, ce même bureau aurait été nommé du même nom qu'à Norfolk en Angleterre, ville d’origine d’un des premiers pionniers de Cantley. D’autres disent que ce même bureau de poste prit son nom du dit colonel Cantley.
Le colonel Cantley, Officier de l’armé britannique qui a combattu les forces ennemies durant la guerre de 1812, a habité dans la colonie à la fin de cette guerre. En 1826, au début de la construction du canal Rideau, le Lieutenant-colonel John By (mieux connu sous le nom Colonel By fondateur de ByTown qui est aujourd'hui Ottawa) requiert l’aide du colonel Cantley. Vers la fin de la construction au début des années 1830, le Lieutenant Colonel By avait donné des terres de la couronne à quelques-uns de ces adjoints pour les remercier de leur travail. Le Colonel Cantley, un des officiers le plus haut gradé du Lieutenant-colonel John By reçu une énorme bande de terre sur le bord de la rivière Gatineau. Cette terre deviendra Cantley.
Le Colonel possédait le lot 9b du rang quatorze et y vivait avec M. Johnston son brossier (plus tard devenu forgeron). Durant les années 1840, la demeure Cantley-Johnston faisait partie de la ferme de James McClaren. Probablement, c’est sur cette ferme que le Colonel serait décédé. Toutefois, on ne connaît pas exactement le lieu de sa tombe. Thomas Kirk, obtint des terres longeant les deux cotés de la rivière là où le courant est faible. Il construisit un traversier appelé le “Kirk Ferry”, reliant Cantley au monde extérieur.
En 1840, plusieurs nouveaux colons arrivent d’Irlande et d’Écosse. La légende de Cantley (plage cachée) répandue par le peuple Algonquin aux Irlandais, retransmise par la suite aux français, raconte encore aujourd'hui la dite légende. Il n'y aurait cependant aucun document prouvant l'existence d'une plage mystérieuse. Certains croient que celle-ci ait été inondée par le barrage hydroélectrique.
NOTE DE L’AUTEUR
Les textes historiques sont basés sur des lectures de textes trouvés sur le web et ont été rédigés par Michelle Guay.